Qu’est ce que Le Jour ?

Qu’est ce que Le Jour ?

C’est ce que fait la femme le jour et ce qu’elle vit au plus profond d’elle. Le jour et la nuit sont la représentation de deux phases du cerveau féminin, influencé par la société et le monde qui l’entoure.  


Le jour
, la femme avance avec cette étrange conscience de devoir prouver sans cesse qu’elle mérite la place qu’elle occupe. Elle se tient droite dans un monde qui la regarde, non pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’il attend d’elle. Elle compose avec les apparences, les obligations, les gestes répétés de la vie moderne, tout en essayant de préserver, quelque part sous la surface, ce fragment d’elle qui ne veut pas se laisser engloutir. Elle sait que le monde ne lui fera pas de cadeau, alors elle apprend à se tenir, à se battre avec élégance, à parler sans trembler et à se protéger sans se fermer.

Le jour, la femme est mille choses à la fois. Elle est la force tranquille derrière les autres, la main qui répare, le regard qui comprend, la présence qui rassure. Elle porte sur ses épaules ce que beaucoup ne voient pas : la peur d’échouer, le doute de ne pas être à la hauteur, la fatigue d’être partout à la fois. Et pourtant, elle avance, avec cette dignité, cette forme de grâce que seule la persévérance peut offrir. Elle ne se plaint pas, pas parce qu’elle n’a rien à dire, mais parce qu’elle a appris que le monde écoute rarement les femmes qui parlent de trop ( dégueulasse ! ).

Le jour, la femme s’ajuste au rythme des autres. Elle sourit quand il le faut, elle écoute plus qu’on ne l’écoute, elle s’habille pour se plaire autant que pour se défendre, car elle sait que son apparence est à la fois son armure et sa fragilité. Dans les regards qu’elle croise, elle lit parfois l’admiration, parfois le jugement, souvent les deux à la fois. Mais elle continue, droite dans ses convictions, cherchant un équilibre entre la douceur et la résistance, entre la lumière qu’elle dégage et celle qu’elle retient.

Le jour, la femme ne se cache pas. Elle compose, elle s’adapte, elle apprend à exister dans un espace qui n’a pas toujours été fait pour elle. Elle apprend à respirer dans le bruit, à s’écouter malgré le tumulte, à ne pas laisser la dureté du monde éteindre la lumière qu’elle porte. Parce qu’au fond, elle sait que même dans ses silences, elle est vivante, puissante et lucide.

Son cerveau ne s’éteint jamais. Il pense aux autres et à tout, tout le temps. Elle pense à sa mère, à ses amies, à ses factures, à ses rêves, à ses complexes. Elle croise des femmes dans la rue. Certaines semblent libres, d’autres épuisées, mais toutes se comprennent sans un mot. Il y a dans leurs regards une solidarité silencieuse, une reconnaissance muette : on se voit, on se sait.